Souviens-toi de Lisbonne (Olivier Frébourg)

Un petit bouquin, une invitation au voyage sur les routes du Portugal. 164 pages où affleure à chaque ligne la Saudade, la mélancolie d’un amour définitivement perdu, l’envie de partir. Un voyage de l’esprit, où l’on peux presque sentir les odeurs, presque voir les paysages magnifiques inconnus et pourtant si familiers.

Mon livre coup de cœur.

Extraits

  • « Son Portugal était le pays du bonheur léger, de l’exotisme civilisé, une falaise derrière laquelle disparaissais ses amis. sans doute était ce un songe.  « Nous irons passer le mois de mars à Madère (…) Cet îlot (…) produit du café, du sucre, des bananes, des ananas sous un ciel de paradis. C’est l’Orient à deux pas…
  • “A Paris, où j’écoute Fado et Tango en croyant danser encore avec toi, j’ai retrouvé sur la feuille d’un bloc d’hôtel, une partie d’un itinéraire Portugais déroulé ensemble: Belém, Costa da Caparica, Sesimbra, Setúbal. Ce bout de papier, ces quelques mots me renvoient précisément à l’année de notre premier voyage. Je n’aurais pas cru devenir ce maniaque collectionnant de vieilles notes d’hôtels, des tickets d’autoroutes, de pompes à essence, de reçus de cartes de crédit, simplement parce qu’il y a une date, le nom d’un lieu, d’un hôtel où nous avons partagé “l’incommunicable passé ».  Sur les photos écrasées les unes sur les autres comme des feuilles mortes, la lumière découpe ton visage, actrice italienne fixant l’océan. Ton regard porte le regret du temps passé, des royaumes perdus. Histoire d’une femme qui aurait aimé le Roi Sebastão et attendrait son retour. J’ignore pourquoi je te confonds toujours avec la mer et le ciel du sud. Tes cheveux sont mouillés et le sel leur donne une note dorée. J’aime ces portraits de toi, ton profil du haut d’un promontoire, enfermé dans la lucarne de la photo.”
  • « Tu sais qu’en Argentine, au Portugal ou ailleurs, je ressens ce bonheur vibrant que je n’éprouve plus en France. le tango et le Fado donnent à ma vie un peu de gravité. »
  • C’est un rite, ce café, le matin ; une cigarette blonde, à la terrasse de A Brasileira, du haut d’un balcon qui ouvrait nos voyages à Lisbonne. Je dresse l’état des lieux. La lumière me laisse en suspens, particule qui finirait par disparaître dans le soleil : la fuite, le bonheur, la mélancolie, l’amour fou peut-être.

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