Quais de gare

Encore un soir sur un quai de gare à te regarder partir.

Encore un putain de dimanche soir. J’aime pas le dimanche de toute façon.

Et puis pourquoi tu monte dans un TGV d’abord ? ça va trop vite un TGV comment veux tu que j’arrive à te retenir…

Et puis j’aime pas la SNCF non plus. J’aime pas les trains dans lesquels tu monte.

Et puis j’aime pas les dimanches.
Je sais, je l’ai déjà dit.

Et puis j’aime pas te voir partir.

Tu va le rejoindre. Je déteste sa petite vie bien rangée qui lui a permis de t’avoir.

Je pourrai me battre pour que tu revienne, mais à quoi bon. J’ai quoi à t’offrir moi ?

Alors je te laisse partir.

Et puis je pleure pas non plus. Je sais bien faire semblant moi tu sais.
Je suis comme un caméléon, je m’adapte aux gens et aux situations, c’est peut être pour ça que je survis.

Ou c’est peut être pour toi.

C’est peut être pour ses fragments de vie à te regarder vivre.

Des fragments tellement minuscules qu’ils sont imperceptibles.

Du coup quand t’es pas là, je vis pas. J’attends.

C’est dur d’attendre, parce qu’en plus, c’est con, je pense beaucoup quand j’attends. Et je t’attends beaucoup.

Ça fait beaucoup de beaucoup.

Putain ça fait mal ce manque de toi.

Dis tu veux pas revenir maintenant ?

Je vais essayer d’apprendre à dire les mots que les autres ils disent.

Je sais pas bien le dire, mais si tu pouvais lire, tu saurais combien je le pense.

Dis tu reviens bientôt ?

C’est trop dur de pas te voir grandir.

Glória

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